la risographie, une technique d’impression méconnue

Connaissez-vous cette technique dont l’appellation vient du japonais « riso » signifiant parfait ?

Je vous rassure, il y n’y a que depuis peu de temps que cela m’est familier et c’est grâce à une illustration de Magali Dulain, que ma curiosité a été piquée par ce mot que je n’avais jamais vu.

En effet, cette technique est clairement peu connue du grand public, et pourtant elle se cache très régulièrement derrière les images que vous voyez imprimées.

Peut-être avez-vous connu comme moi, cette époque où votre maître d’école avait une machine à rouleau qui fonctionnait avec de l’alcool et qui imprimait en violet ? Le polycopieur !

Et bien ce n’est pas ça ! A vrai dire, il y a bien une histoire de rouleau et c’est ce qui m’y a fait penser… mais c’est un peu plus complexe que notre cher polycopieur adoré.

Ce n’est pas un polycopieur mais un duplicopieur

En fait, pour les non initiés, clairement cela ressemble à une imprimante, regardez :

Sauf que cela fonctionne différemment !

Un copieur, utilise du « toner », pigments colorés, qui colorent la feuille sous l’effet de la chaleur.

Un duplicopieur, un peu comme une sérigraphie, a besoin d’un pochoir qu’on appelle « master » et qui est composé d’une feuille de cellulose recouverte de cire, sur laquelle on vient trouer la forme du dessin et ainsi permettre à l’encre de passer sur la feuille. Ce « master » se pose sur les rouleaux d’encre par lesquels les feuilles se glissent et prennent vie.

Schéma explicatif du fonctionnement de la risographie par Alouette sans tête

Cette encre est d’ailleurs végétale (composée d’huile de soja) et ressemble à une pâte épaisse, qu’il faut laisser sécher 24h avant de pouvoir superposer une autre « couche » d’impression.

Chaque couche est une couleur de l’image voulue ou contribue à obtenir la couleur de l’image voulue.

Exemple de nuancier en risographie

On peut imprimer plus vite avec un risographe qu’avec une imprimante classique : jusqu’a 150 pages par minutes contre 100 dans le meilleur des cas. Sauf qu’il faut avoir en tête qu’on applique qu’une seule couleur à la fois.

Une impression écologique avec un rendu unique

Et oui, l’encre utilisée est plus écologique, le pochoir en fibre de cellulose l’est tout autant et ce master s’utilise entre 1000 et 5000 fois sur du papier « non couché », non traité, rendant possible l’usage du papier recyclé.

Ces éléments font d’ailleurs la particularité de son rendu : transparence des couleurs qui se superposent comme des milliers de petits points qui donnent précisément forme à l’image voulue.

Deux qualités qui font de cette technique d’impression, un moyen moderne et prisé de montrer à voir son art et a le diffuser.

Allez, je vous dépose quelques images, pour que vous soyez « illus minés » !

Coléoptère – Louise Crozals
Carte postale – Printemps – Steffie Brocoli
Bass jump riso – Alouette sans tête

Et en bonus, je vous partage cette petite vidéo, courte, claire sur le sujet et pas mal illustrée pour mieux vous projeter et vous invite à aller voir le site d’ Alouette sans tête des graphistes doués dans ce domaine.

(c) Crédits photos et sources :

Laisser un commentaire